Ininéraire Vélo du Puy-en-Velay jusqu'à Roncevaux, Espagne
Le texte en noir parle des directions.
Le texte en italiques parles des alternatives du parcours.
Le texte en brun parle des commentaires.
Le texte en bleu parle des déviations qui sont loin du Chemin de Compostelle.
Le t exte en vert parle des « astuces de l'auteur »
SVP, lisez l'Information Generale et Comment Organiser le Voyage Vous-même, comme il contient beaucoup de chose importantes pour cet itinéraire.
Jour 0 : arrivez au Puy-en-Velay ***(élévation 625 m) avec votre vélo, en utilisant un des moyens discuté dans « Comment Organiser le voyage vous-même ». La circulation dans la ville moderne peut être importante, mais il y a des trottoirs. Dans la vieille ville, la circulation est normalement minime. Si vous arrivez l'après-midi, accordez-vous une journée de plus pour visiter les nombreux sites intéressants du Puy, et pour grimper jusqu'aux points de vue. Les hébergements sont des hôtels, des gîtes et des campings; il y a une grande variété de restaurants. Les « passeports de pèlerin » sont disponibles au centre d'accueil derrière la Cathédrale entre 17h00 et 19h00.
Laissez votre vélo à votre logement, et visitez la ville à pied. Il vous faut voir la cathédrale*** et sa trésorerie** dans la Sacristie, le cloître** et la trésorerie** du cloître. Visitez aussi la Chapelle de Saint Michel d'Aiguilhe**, construite sur une aiguille volcanique en l'an 951 (ou 962), et reconstruite au XIe siècle. Cette chapelle se trouve dans un quartier sympathique. Grimpez la colline et les 267 marches.Les vitres sont modernes mais très belles; la vue est jolie. Si vous avez le temps, la vue est même meilleure de la statue de Notre Dame de France* qui surplombe la ville.
Les jardins dans la ville moderne et le Musée Crozatier (avec ses exemples de la dentelle ancienne du Puy aux fuseaux) sont agréables. Méfiez-vous de la dentelle vendue dans la ville ! La plupart est importée de Chine et se vend moins cher ailleurs; quand même, quelques pièces nettement plus chères sont fabriquées à la main au Puy. Si vous êtes intéressé par la dentelle, vous pourrez visiter L'Atelier du Conservatoire National de Dentelle à la Main.
Astuce : Des repas excellents (possibilité de foie gras poêlé) et pas trop chers ont été servis à l'Hôtel Regina, 34 bd. Maréchal Fayolle.
Jour 1 (44 km + 7 facultatifs) : Une journée intimidante pour commencer votre périple—avec deux montées de 500 mètres—et plus si vous faites un des détours suggérés. Mais ça vaut la peine.
Tous les jours, la messe pour pèlerins prend place à 7h00 à la Cathédrale, suivie par la bénédiction des pèlerins.
Vous suivez le Chemin dans Le Puy :
Le Chemin de Compostelle déoute traditionnellement en descendant les marches nord de la Cathédrale (km 0), puis tourne à l'ouest dans la Rue des Tables jusqu'à la fontaine dite "du choriste", puis au sud dans la Rue Raphaël jusqu'à la place devant la Mairie. Si vous n'allez pas à la cathédrale, commencez votre parcours devant la Mairie. Maintenant, continuez à l'ouest dans la rue St. Jacques, qui devient la rue des Capucins.
Vous quittez Le Puy-en-Velay (625 m) :
Vous devez suivre le Chemin historique (et le GR65) en partant par le parcours décrit en bas — parce que vous comprendrez tout de suite ce que ça voulait dire (et ce que ça veut dire) d'être un pèlerin. En plus, vous aurez une dernière vue excellente sur la ville du Puy. Le Chemin historique grimpe, et probablement vous serez obligé de pousser votre vélo chargé.
Route conseillée : Suivez la rue des Capucins à la montée. Après avoir passé sous le pont de chemin de fer, au sommet d'une colline, vous noterez les balises peintes du GR65—un rectangle blanc sur un rectangle rouge, et ici aussi un pictogramme d'une coquille.
(Km 1.0) Tournez à droite puis à gauche dans la rue de Compostelle, en montant encore.Quand la rue fait demi-tour près d'un bâtiment, vous avez une excellente vue finale sur Le Puy (km 1.4). Quand le GR65 va à gauche sur un chemin rocailleux (km 1.9), près d'une usine, prenez à droite et en roué libre descendez jusqu'à la route D589.
Route Alternative (moins raide, moins historique, moins éducative, moins intéressante) : De la marie, descendez dans la rue St-Jacques et au boulevard St-Louis tournez à droite (vers le nord), puis prenez à gauche, encore sur le boulevard St-Louis. Au boulevard Gambetta (la D590), prenez à gauche, et prenez encore à gauche au niveau du panneau pour la D589. Prochainement, le parcours conseillé rejoint de gauche.
Continuez à grimper sur la D589. Votre montée totale sur 18 km sera de 500 mètres. Après avoir traversé la route importante D906 (km 8.6), vous avez un choix.
Vous pourrez rester sur la D589, plus directe, plus lisse, et aussi un des Chemins anciens, mais c'est la route, et ce n'est pas intéressant.
Donc l'auteur conseille de traverser des villages pittoresques avec des maisons en pierre (qui ne se trouvent pas ailleurs sur le Chemin), en tournant à gauche dès que possible (après Cordes km 9.1) sur une petite route, puis en restant à gauche jusqu'à Augeac (où une variante du GR65 arrive) et les Bineyers. (Ne tournez pas à gauche dans les Bineyers (km 12) avec le GR, comme ce chemin est impratiquable avec un vélo de route.) Traversez Ramourouscle près de la Chapelle St. Roch pour atteindre Montbonnet. Rejoignez la D589. (Les Chapelles avec les noms de Saint-Roch sont nombreuses le long du Chemin, parce que Saint-Roch est le saint patron des pèlerins et voyageurs.)
À Montbonnet (km 15.7), le paysage de terres agricoles se change en forêt. Le col après le village est à 1127 mètres. Notez : sur les prochains 25 kilomètres vous allez descendre et remonter 500 mètres. La descente commence. Sans freins votre vitesse atteint 50 kilomètres à l'heure ou plus, mais vous avez la route lisse presque à vous tout seul. À la mi-descente, juste après le village pittoresque de St-Privat-d'Allier, il vous faut décider si vous allez faire un joli détour.
L'auteur conseille que vous fassiez un détour d'environ 7 kilomètres aller-retour sur une petite route accidentée (en partie utilisée par la GR65) jusqu'à un point de vue sur l'Allier (300 m en bas) avec une tour en ruines touchante et la chapelle de Rochegude. L'auteur a fait ce détour, et le ferait encore. De la route D589 tournez à droite sur la D301 juste après St-Privat-d'Allier (environ km 23). Ce chemin descend une colline courte, remonte, puis descend doucement. Guettez le panneau pour le chemin sur votre droite à la chapelle; le chemin grimpe une colline jusqu'à un village, tourne à gauche, puis contourne une colline jusqu'à la chapelle. Après la visite et peut-être le petit-déjeuner il vous faut retourner sur vos pas (même avec un VTT), comme le GR65 descend trop raidement pour n'importe quel vélo.
Que vous ayez fait le détour ou non, continuez maintenant à la descente sur la D589 jusqu'à l'Allier (vers km 28 sans le détour). Pour la ville, tournez à droite. C'est bien possible de terminer votre journée ici, à Monistrol-d'Allier, comme font les marcheurs. Il y a des hôtels, des gîtes, des campings, un centre d'accueil, une épicerie, des restaurants, et une gare. Si vous vous arrêtez, ça peut ajouter une journée à votre périple, ou vous pouvez faire un « Jour 2 » plus long.
Vous pouvez soit continuer en restant sur la route, soit en traversant la ville. De la ville, pour rejoindre la route, allez au nord le long du fleuve. À la bifurcation, prenez à gauche et grimpez jusqu'`à la route. (Le GR65, qui va à droite à la bifurcation sur une vieille route qui coupe les lacets, est trop raide pour un vélo.)
Après une longue montée de 14 km, vous atteignez le col (km 42.6), avec une bonne vue jusqu'à un massif de montagnes lointaines, et puis descendez rapidement jusque dans Saugues (44 km) (hôtels, gîtes et campings.) Saugues est une vieille ville au charme fleurie, avec un beau square et une église avec une tour anglaise. Ne manquez pas de vous promener dans la ville.
Astuce : L'Hôtel et restaurant de la Terrasse pour chambres et repas à prix pas trop élevés.
Jour 2 : (44 km) Ce jour est merveilleux, mais commence ternement. Après votre effort du Jour 1, la montée aujourd'hui de 340 mètres sur 23 km doit être facile.
Du centre de Saugues, pédalez vers l'ouest, près du fleuve, tournez à gauche et suivez la D585 sud à la montée douce sur 6 km. Juste avant Esplantas arrive la première colline. À Esplantas virez à droite vers le sud-ouest sur la D587, qui monte jusqu'aux villages et redescend, dans un paysage de fermes. Puis, vous commencez à grimper dans la forêt (avec de très brèves descentes) jusqu'à ce que vous atteignez le col — altitude 1300 mètres. Une chapelle à St.Roch se trouve ici, dans le massif de la Margeride, que vous avez remarqué hier. Le col peut être très venteux, même dangereux dans une tempête. Voici la frontière entre le département de Haute-Loire en Auvergne, d'où vous venez, et le département de Lozère, dans le Langedoc-Rousillon. La route change de numéro; c'est maintenant la D987.
Une descente longue et glorieuse de 11 kilomètres commence, presque libre de circulation, jusqu'à St-Alban-sur-Limagnole. Si vous voulez visiter la ville, là où la route devient à sens unique en sens inverse mettez pied à terre et marchez .Sinon il vous serait nécessaire de contourner la ville et remonter. Vous êtes à 30 km de Saugues (hôtels, gîtes et campings, magasins nombreux).
De St-Alban vous allez, encore sur la D987, à côté d' une rivière dans une gorge charmante mais aride. Quand la D987 atteint la N106 (Km 36), tournez à gauche puis tournez à droite, encore sur la D987. Une courte montée mène à la ville d'Aumont-Aubrac (hôtels, gîtes, campings).
Jour 3 (68 km) : Comme durant les deux jours précédents, il y aura aujourd'hui une longue montée.Vous allez passer plusieurs heures à traverser un haut plateau de pâturages presque sans arbres, et exposé au vent. Il vous faut une bonne météo. Parce que le temps en montagne peut se détériorer pendant l'après-midi, il serait mieux de partir tôt. Gardez bien le souvenir de ce paysage, parce que, à la fin de la journée, après une descente incroyable, vous serez dans un bas-pays très différent, la vallée du Lot.
La navigation est facile aujourd'hui, au moins pour les premiers 59 kilomètres : allez tout droit toujours sur la même route.
Après avoir monté vers le sud-ouest d'Aumont-Aubrac et avoir traversé l'autoroute, vous passez à travers un pays aride ondulé et clairsemé de pins et de buissons bas. Vous commencez à monter. Ensuite, à 12 km d'Aumont-Aubrac vous traversez le Col d'Aubrac, et pédalez sur 15 kilomètres dans le pays connu comme "Aubrac", un haut plateau de pâturages pour bétail. Ce pays vide à 1100 à 1300 mètres est vraiment superbe par beau temps, mais vous ne voulez pas être coincé ici quand la météo est mauvaise.
Vous traversez Nasbinals (km 22,5, un gîte et quelques magasins), situé dans un vallon, avant que vous montiez presque 200 mètres au col (km 26.7), et entrez dans le département de l'Averyon dans la région Midi-Pyrénées. Voilà, la descente commence, sur 28 kilomètres, la plus longue descente du Chemin du Puy en France. Non, désolé, vous allez être obligé de tourner vos pédales légèrement plusieurs fois dans le petit village pittoresque nommé Aubrac — erreur de nom dans quelques cartes — (avec ruines d'un monastère, hôtel, gîte, autre hébergement), et aussi sur une très petite pente après 13 kilomètres). Depuis, si vous minimisez votre résistance au vent, c'est encore 9,5 km sans pédaler jusqu'à St-Côme-d'Olt (km 51).
C'est possible que vous vouliez suivre un autre parcours du village d'Aubrac jusqu'à St Côme-d'Olt, en passant par St.-Chély-d'Aubrac. Ce parcours est moins agréable, parce que vous descendez plus raidement et après, vous remontez 150 mètres. Le GR65 et l'ancien Chemin traversent St.-Chély, mais ne correspondent pas autrement à une route cyclable moderne. Pour aller à St.-Chély-dÁubrac, dans le village d'Aubrac virez à gauche sur la D533. Dans St.-Chély, traversez le fleuve et remontez en traversant Cambrassats jusqu'à la D557, puis continuez à St-Côme-d'Olt.
St-Côme-d'Olt (altitude 385 m) se trouve dans la Vallée du Lot (déformation de « Olt », le nom d'origine); c'est un vieux village très charmant, avec des bâtiments médiévaux à poutres apparentes. Ça peut bien être votre arrêt pour la nuit (hôtels, gîte, campings). En tous cas, prévoyez une heure ou plus pour une visite. Si vous y restez, partez tôt le lendemain pour avoir le temps de visiter Estaing. Êtant donné la vitesse de la descente, l'auteur a décidé de continuer plus loin.
Après six kilomètres de légère descente vers l'ouest-nord-ouest le long du Lot, vous arrivez dans la grande ville d'Espalion* — la ville la plus grande depuis Le Puy-en-Velay (Hôtels, gîtes, campings, mais pour rester la nuit ici il vous faut aimer les grandes villes). À l'approche de la ville, la circulation devient grande. La D987 se termine et vous avez un choix : soit continuez tout droit sur la D920, la route d'Estaing sur la rive droite du Lot, avec de la circulation, un parcours plus court et plus facile; soit tournez à gauche, visitez la ville, et suivez la rive gauche du Lot, près du GR65 et du Chemin ancien. Cet itinéraire suit le deuxième choix. Tournez à gauche et traversez le pont. Au pont, arrêtez-vous, et regardez à gauche l'ancien pont des pèlerins. Juste après le pont, vous trouverez des supérettes et autres commerces à gauche.
Continuez, à la montée, en vous éloignant du fleuve, mais ne prenez pas la route quand elle oblique à gauche. Juste avant la fin de la ville, vous remarquerez un panneau pour la D556, qui part à droite vers Bessuéjouls. Sur ce chemin, après environ 3 km, près d'une croix, un chemin s'embranche à gauche (panneau « église romane »). Sur ce petit détour, vous traversez une petite colline jusqu'à la vieille église de St. Pierre-de-Bessuéjouls, où vous pouvez entrer en poussant un bouton qui déverrouille la porte. L'église évoque un sentiment de révérence et spiritualité. Montez les escaliers raides à l'arrière pour arriver à la chapelle haute et le clocher, essentiellement inchangés depuis le XIe siècle.
Retournez sur vos pas jusqu'à la D556. Après encore 6 kilomètres ondulants avec une colline, vous tournez à droite et suivez la D100 sur 2 kilomètres jusqu'à Estaing. À l'approche d'Estaing, la vue de la ville à travers le Lot est sortie d'un conte de fée.Visitez l'église, le château, et les ruelles tordues... Estaing (élévation 320 m) a des hôtels, un gîte, et un camping.
Astuce : Quand l'auteur était là, le restaurant de l'Hôtel Aux Armes d'Estaing avait un dîner délicieux de trois plats et des boissons aux prix très raisonnables; il était essentiel de réserver. L'auteur n'a pas vu les chambres. L'Auberge Saint-Fleuret avait des petites chambres bien décorées à des prix raisonnables...
Jour 4 (36 km) : Aujourd'hui vous pédalerez surtout dans des bois, en entreprenant une côte d'environ 500 mètres, comme faisaient les pèlerins anciens. On dit qu'ils avaient peur des brigands qui s'embusquaient dans les gorges des fleuves. Aussi, autrefois, les fleuves étaient plus hauts et plus sauvages. (Aujourd'hui et demain aussi, si les côtes semblent trop intimidantes, vous pouvez contourner les collines, en restant le long des fleuves, mais vous manquerez de beaux paysages, et ça n'est pas historique. Votre destination, Conques, est un temps fort du Chemin.
D'Estaing, traversez le pont sur le Lot et continuez tout droit sur la D22, où vous commencez une raide montée de 180 m sur environ 6 km. La route devient plus plate et vous pédalez sur une belle crête jusqu'au bout de la D22, à 8 km d'Estaing. Tournez à droite et suivez en montant la D20, en étant certain après 1 km de tourner à droite, encore sur la D20. Le parcours que vous auriez suivi d'Estaing est le vrai Chemin historique. (Le GR65 ne l'est pas. En tout cas, un vélo de route ne pourait pas aller sur le GR65 ici.) Si vous souhaitez continuer sur le chemin ancien, à km 12.4 continuez tout droit sur 5 km près de Golinhac, où la route tourne à gauche. Puis continuez sur la D42 jusqu'à Espeyrac sur encore 8 ou 9 km. Cette alternative est plus longue de 5 km, et un peu plus accidenté que le parcours suivant, mené par l'auteur. À km 12,4 tournez à gauche au panneau pour Campuac, que vous atteignez après 4 km. (Si vous obliquiez à gauche vers Campuac (à km 1l,4) avant le panneau, vous grimperiez plus sur un mauvais chemin.
(Ne regardez pas la carte IGN 1:100000 ou la carte Michelin 1:200000 pour les détails de ce paragraphe et le prochain; elles sont fausses. (Pourtant, la carte IGN 1:50 000 est valide.) Si vous décidez d'entrer dans le village, au centre du village sortez à 45° à droite d'où vous êtes venu — vers le nord-ouest, puis continuez toujours tout droit. Si vous contournez le village par le nord, à un carrefour marqué par une croix, avec un panneau « la Roque, D656 », tournez à droite, puis continuez toujours tout droit.
Restez toujours tout droit. (Ne tournez pas à gauche vers le village de la Roque.) Vous descendez lentement à travers les beaux bois, jusqu'au bout du chemin, ou vous prenez à gauche et descendez rapidement en lacets un côteau d'une vallée fluviale. Au carrefour, pour visiter le village d'Espeyrac (km 25, presque à la même élévation qu' Estaing, des hôtels, un gîte, une supérette), tournez à droite et pédalez 300 mètres. Pour continuer, tournez à gauche sur la D42.
La D42 grimpe, en montant 265 mètres, et vous traversez la ville de Senergue (km 27,4) hôtel, gîte, magasins), jusqu'à un col. Puis, après plusieurs petites descentes et remontées dans un pays de forêt ouverte, vous commencez une longue descente jusqu'à Conques (km 36).
Pour visiter Conques***, (pour la voir ou pour chercher des logements) cadenassez votre vélo au pied du parking près de l'entrée à la ville. Conques a des hôtels, un gîte dans l'Abbaye, des campings, des chambres d'hôtes, et des chambres à louer. Elle attire aussi beaucoup des visiteurs. Si vous voulez rester dans le village, les réservations sont fortement conseillées; sinon, arrivez tôt. Conques était le choix de l'auteur pour une journée de repos .
Conques*** est un des temps forts du Chemin du Puy à Compostelle, qui vaut sûrement plusieurs heures de votre temps. La ciselure du Jugement Dernier sur le tympan du portail de l'église de Sainte Foy (1031-1140) est incroyable, tout comme quelques unes des reliques dans la trésorerie de l'église; la plus célèbre d'entre elles est la statue, la Majesté d'Or. L'auteur trouve l'église de Saint Foy très inspirante, très spirituelle, même si d'autres ne sont pas d'accord. Le soir, l'orgue de l'église joue de la musique de concert pendant que le soleil se couche; ces rayons se réfractent dans les vitraux modernes controversés bicolores. En été, à 22h00, un tour guidé des tribunes est donné, où on peut voir maintes pierres ciselées de personnages et d'animaux grotesques. Pour plus d'informations, consultez le site : http://www.conques.com.
Astuce : Des grand diners gourmands avec quatre plats étaient servis dans un cadre sympathique au deuxième étage de l'Hôtel-Restaurant St- Jacques pour un prix assez raisonnable.
C'est aussi possible d'atteindre Conques en suivant les vallées des fleuves — Il s'agit d'une déviation complète des anciens chemins de pèlerinage, mais ça évite les 600 mètres de montée dans le parcours recommandé par l'auteur. Ce parcours possible est plus rapide et plus facile, mais c'est loin de l'esprit du pèlerinage, et moins beau.
Si vous décidez de le faire, quittez Estaing sur la route qui suit le Lot, la D920 sur 17 km, jusqu'à Entraygues-sur-Truyère (hôtels)*. Puis, continuez à suivre la gorge** du Lot gorge vers l'ouest sur la D107, puis la D141 jusqu'à la D901, environ 18 km. Tournez vers le sud, poursuivez 5 km le long de la Dourdouet jusqu'au panneau pour Conques***, qui surplombe la route de 60 mètres.
Jour 5 (43 km) : Ce jour commence avec une montée ardue de 370 mètres, comme faisaient les anciens pèlerins, jusqu'à une crête qui répresente la dernière trace des montagnes du Massif Central. Après un beau passage sur la crête et une belle descente, vous pouvez choisir votre parcours jusqu'à la grande ville charmante de Figeac.
Dans Conques, poussez votre vélo en descendant jusqu'à ce que la rue ne soit plus à sens unique en sens inverse (à l'étoile fixée dans la chaussée). Maintenant, à vélo, descendez, en prenant à gauche à la bifurcation. Traversez la D901, dans une ruelle entree deux bâtiments. Traversez le pont médiéval étroit (le panneau est incorrect, il n'y a pas de pont romain mais un pont roman). Puis, sur l'étroite D232 grimpez le côteau très raide (pente de 10 - 15% ). À km 3 restez à gauche, et à km 5, quand la D232 rejoint la D606 prenez à gauche. À km 5.4 laissez passer les voies à gauche. À km 6.4 environ, prenez à droite sur la D580, (ou vous pouvez choisir de descendre vers la gauche sur 500 m pour visiter le village de Noaihac (gîte, chambres à louer), avant de retourner à la D580 par le même chemin ou en continuant tout droit (mais en manquant la chapelle). Après environ un kilomètre, à droite, se trouve une belle chapelle et un endroit pour pique-niques. Continuez sur la crête avec des vues époustouflantes parmi des pâturages. (Note: Prochainement, le Chemin ancien part à droite sur la D183. Si vous préférez, vous pouvez le prendre, mais le pont sur le Lot n'est plus là, de sorte qu'il vous faut retournez au sud en suivant le Lot pour trouver un pont. Cependant, les vues sur la D580 sont supérieures.)
Votre descente commence. À l'embranchement juste après le village d'Agnac, la D580 tourne à gauche, mais ne la suivez pas, à moins que vous vouliez prendre une route plus longue pour visiter une large ville minière, pas spécialement belle, avec tous les services et magasins, et aussi avec grande circulation (gare SNCF à 5 km) Plutôt, continuez tout droit, sur une route d'abord plate, puis en légère montée. À la bifurcation, prenez à droite. Vous commencez alors une descente raide dans un quartier résidentiel sympathique. Suivez la rue étroite qui courbe vers la gauche puis la droite, jusqu'à un stop. Tournez à droite sur une route (vers le nord) et faites 300 mètres pour rejoindre la route principale. Après 50 mètres, quand la route commence à descendre, au grand carrefour, prenez à gauche sur la D21 (panneau : « Livinhac-le-Haut ». Descendez raidement, et traversez le pont du Lot jusque dans Livinhac-le-Haut (km 21, hôtel, camping, gîte).
Il est déconseillé d'éviter le tronçon du Chemin de Saint-Jacques décrit ci-dessus, authentique et très beau, mais ardu. Si quand même vous voulez le contourner, de Conques, allez vers le nord sur la D901 le long de la Dourdou, puis à gauche suivez le Lot sur la D42. Ne traversez pas le Lot à Port d'Agres; plutôt continuez tout droit sur la D627 jusque dans Livinhac-le-Haut.
De Livinhac-le-Haut vous avez encore une fois le choix entre deux parcours. L'auteur (pendant son périple) a suivi le Chemin historique, mais n'a pas trouvé ceci spécialement beau ou intéressant; il s'agit d'une montée suivie par un paysage ondulé. Simplement restez sur la D21 jusqu'à Montredon (km 27, légère montée de 150 m). Vous entrez dans le département du Lot, où la D21 devient la D2, et vous suivez la D2 jusqu'au carrefour avec la N140, qui descend jusque dans Figeac* (km 43, circulation, sites*, charme, maints hôtels, un camping, gîtes, gare SNCF).
L'autre parcours de Livinhac-le-haut à Figeac, où l'auteur avait pédalé pendant une autre année, est plus rapide, plus facile et plus pittoresque, mais a beaucoup plus de circulation et est éloigné de l'ancien Chemin. De Livinhac-le-Haut, après la ville, virez à gauche sur la D632 et suivez-la le long de la rive droite du Lot, jusqu'à la N140. Poursuivez la N140 le long du Lot jusqu'à Capenac, puis sur une grande colline jusque dans Figeac*.
Jour Extra : Déviation facultative pour visiter Rocamadour***, 43 kilomètres au nord-ouest de Figeac.
(Rocamadour est une ville de pèlerinage célèbre pour son cadre, son art religieux, et sa vue. Les bâtiments actuels, qui datent du dix-septième siècle, remplacent ceux qui ont été détruits par un incendie. Très souvent les pèlerins anciens faisaient cette déviation.
Pour atteindre Rocamadour de Figeac, le plus simple est de prendre la route nationale N140 sur 39 kilomètres. L'auteur l'avait fait, et la circulation n'était pas gênante. Quittez la N140 en suivant à gauche sur 3 km la D36 vers L'Hospitalet, puis prenez 1a D32 sur 1 km jusque dans Rocamadour*** (hôtels, gîtes, beaucoup de campings).
Ou, si vous voulez éviter la route principale, de Figeac prenez la D2, tournez à gauche à Reyrevignes encore sur la D2, et à Tartabelle tournez à droite sur la D14 jusqu'à Gramat (hôtels). Entre Gramat et Grignac (château hôtel) vous pouvez éviter la N140 en prenant la D36, puis continuez à L'Hospitalet (la distance totale à Racamadour par cette route est environ 56 kilomètres).
Après votre visite à Rocamadour, le lendemain, au lieu de retourner sur vos pas à Figeac ou de prendre la route nationale, pensez à prendre la D32, accidentée, vers le sud sur 17 km, puis la D677 sur 8 km jusqu'à Labastide-Murat (hôtel). Puis suivez encore la D32. Pour aller directement à Cahors, continuez sur la D653. Mieux, visitez la Grotte de Pech Merle** (voir description ci-dessous) et le Célé. À St-Martin-de-Vers (7.5 km) virez à gauche sur la D13 et suivez-la jusqu'avant Cabarets (environ 14 km). Faites attention pour ne pas manquer le petit chemin.qui monte dans le sens opposé vers la Grotte (voir ci-dessous pour les descriptions et le prolongement) — distance totale jusqu'à Cahors, environ 81 km)..
Jour 6 : (85 km) Ce jour sera le premier hors montagnes; en fait, le parcours est presque plat. Vous ne verrez plus de montagnes jusqu'aux Pyrénées. De toute façon, vous allez rencontrer une abondance de hautes colines pour vous faire garder la forme dans les jours suivants.
Si vous pédalez sur le parcours suggéré du Célé et du Lot, qui, on croit, êtait un des Chemins historiques, vous serez dans un fond de vallée fluviale large et plate, avec des murs en calcaire. En dépassant des pâturages et des fermes, vous descenderez toujours au rythme d'un mètre par kilomètre ! Les routes sont pourtant rugueuses jusque près de Cahors, donc ne comptez pas rouler vite.
L'auteur conseille aux cyclistes intéressés par l'art, l'architecture, et la Prehistoire de considerer fortement le parcours historique du Célé. Parce que'il y a beaucoup à voir, et parce que la température pourrait être élevée, s.v.p. partez tôt.
D'autres routes suivies par les pèlerins anciens passaient par Carjac, puis sur les colines, jusqu'à Cahors. Elles était plus élevées et plus ombragées, ce qui est bon pour un marcheur, mais aujourd'hui elles sont sans trop d'intérét. Pour entreprendre un route ancienne typique en passant par Carjac et les collines, près de Figeac prenez la D19 jusqu'à Gréalou (hôtel), ensuite à Carjac (hôtels, gîte, camping), ensuite à St. Jean-de-Laur, puis à Limogne-en-Quercy (gîte, camping), ensuite à Vaire (gîte) et ensuite à Bach. Maintenant prenez la D22 à Laburgade et Cahors**, environ 75- 80 kilomètres au total sur terrain ondulé.
Pour suivre le parcours conseillé, de Figeac prenez D13, la route principale vers Cahors sur environ 4,5 km (en circulation). Virez à droite sur la D41 (peu de circulation). Ou si la circulation est trop grande sur la D13, traversez le pont sur le Célé qui se trouve quelques rues à l'ouest du centre-ville, et suivez la D662, puis, après 3 km, prenez à droite sur la D19 . Soyez certain de ne pas manquer le petit chemin après environ 2,5 kilomètres vers le Moulin de Béduer — si vous faites une grande courbe vers la gauche, vous êtes allé trop loin, et vous montreez inutilement jusque dans le village de Béduer. Traversez le Lot jusqu'à la D41.
Hormis les deux détours suggérés par l'auteur (décrits dans les paragraphes à venir), ce parcours suit, sans beaucoup de circulation, la D41 sur 55 kilomètres jusqu'au confluent du Célé et du Lot. Le long de la vallée du Célé se trouvent des campings, des gîtes et des hôtels , spécialement à Marcilhac et à Cabaret.
Des arrêts conseillés sont: Espagnac-St-Eulalie — avec une église et les ruines d'un prieuré; et Marcilhac—avec un parc sympathique le long de l'eau et les ruines d'une abbaye. Près de là ce trouve la grotte de Bellevue*, mais vous devez conserver votre temps pour une grotte très spéciale, Pech Merle.
La Grotte préhistorique ornée du Pech Merle** est atteinte par une raide montée de 150 m sur 3 km de Cabrerets. Celle-ci contient des peintures d'animaux préhistoriques, bien préservées, d'il y a vingt-cinq mille années. Ca vaut la peine de la voir. Comptez au moins 2,5 heures pour la montée, la visite, et la descente.
Astuce : Si vous n'avez pas le désir de continuer, l' Auberge de la Sagne, sur la Route de la Grotte de Pech Merle juste avant Cabrerets, a fourni à l'auteur une petite chambre adéquate, un diner savoureux servi au dehors, et un petit-déjeuner, au prix très raisonnable.
Un autre détour de 10 km aller-retour commence au confluent du Célé et du Lot, 4 km apres Cabrerets. Ça mène à St-Cirq-Lapopie**, un village fortifié pittoresque, perché sur une falaise 100 m au-dessus du Lot et commandant une vue incroyable sur la région avec une architecture du Moyen-Age bien préservée, une église du XVe siècle, une colonie d'artistes, (hôtels, chambres, gîtes et campings à proximité). Pour y accéder, prenez la D662 sur la rive droite du Lot (2 tunnels - peu de circulation) jusqu'au pont, puis montez; pour retourner, restez sur la D40 sur la rive gauche jusqu'au pont à Bouzies.
Ensuite, suivez le Lot sur la D10 sur 28 kilomètres jusqu'à Cahors (il y aura de la circulation juste avant Cahors. Vous pouvez entrer dans Cahors soit en montant une colline en suivant le panneau pour le centre-ville, soit en restant le long du fleuve, qui courbe à droite jusqu'au pont de Louis Philippe. (Pour moins de circulation mais plus de collines, traversez le fleuve juste après Vers sur la D49, puis tournez à gauche et suivez la D911 jusqu'au pont Louis Philippe, environ 13 kilomètres. Traversez le Lot et entrez dans la ville de Cahors.)
Cahors** est une grande ville avec tout commerce (beaucoup d' hôtels; des gîtes, des chambres, des campings, une forte circulation, une gare SNCF). La Cathédrale St-Étienne* a un portillon splendide et des cloîtres. Le site touristique de Cahors le plus important est le pont Valentré** — c'est un bon exemple de l'architecture du Moyen-Age, avec des tours et des parapets. Il se trouve à l'ouest de la ville.
Jour 7: ( 52 à 59 km) Une journée moins intéréssante et moins difficile, jusqu'à la merveilleuse ville de Moissac.
De Cahors**, prenez la route nationale 20, plate et pleine de circulation, vers le sud sur 3 kilomètres. Au début vous pouvez utiliser une voie d'urgence étroite; ensuite il y a un tronçon où vous êtes obligé d'affronter la circulation; puis vous pouvez traverser des parkings de centres commerciaux sur la droite. Juste après Intersports (équipements vélo, fermé entre 12h30 et 14h30), au deuxième rond-point, virez à droite sur la D653 vers l'ouest (un peu de circulation) sur 700 m, et puis à gauche sur la D7, vers le sud-ouest (presque pas de circulation).
Si vous choisissez de contourner la circulation sur la N20, ça va vous coûter du temps et de l'effort. Le chemin ancien du pèlerinage quittait Cahors par le pont Valentré vers l'ouest, traversait Roquebille où passe aujourd'hui la D27 jusqu'à Trespoux-Rassiels, et puis tournait vers le sud vers Labistide-Marnhac (où passe aujourd'hui la D67).
Sur la D7 il y a une montée moderée jusqu'à Labistide-Marnhac, puis une montée lente, puis une descente. Le paysage semblait terne à l'auteur jusqu'à Lascabanes, et vous devez probablement prendre la route la plus directe et en finir rapidement. Cependant, si vous souhaitez suivre le parcours du pèlerinage ancien de près, prenez la D67 de Labistide-Marnhac jusqu'à L'hospitalet (autrefois le site d'un hôpital pour les pèlerins), puis continuez vers le sud sur la D54 jusqu'à l'endroit où celle-ci rejoint la D 7 après Lascabanes.
Restez sur la D7 (le Chemin ancien) jusqu'à Lauzerte (km 30, ville perchée fortifiée avec un hôtel, un gîte, un camping). Avant Lauzerte vous quittez le département du Lot et entrez dans le Tarn-et-Garonne. Ce département a de meilleures chausées, et vous pouvez pédaler plus vite.
De Lauzerte, si vous voulez suivre le Chemin ancien de près, prenez la D2 jusqu'à Durfort-Lacapelette. L'auteur a remarqué que beaucoup de poids lourds passaient par la D2, et il vous faut traverser deux lignes de collines au lieu d'une, en grimpant 100 mètres chaque fois. De Dufort-Lacapellete prenez la D16 et ensuite la D957, qui est onduleuse, puis plate, puis en descente jusque dans Moissac.
L'auteur a utilisé un parcours de 4 km plus long mais plus rapide, plus facile, et moins encombré de circulation : Restez dans la vallée de la rivière sur la D 953 très lisse, jusqu'à ce que vous atteignez un panneau pour Moissac. Tournez à gauche sur la D957. Une côte de 100 mètres s'ensuit, puis une descente jusque dans Moissac.
Vous devez sûrement rester la nuit dans Moissac** (gare SNCF, hôtels, gîtes, camping). La ville a un côté italien charmant — avec des façades en stuc peint avec des coleurs pastel. Les ciselures** au-dessus du portillon de l'Eglise de St-Pierre et à côté (fait entre 1100 et 1130) sont fabuleuses. L'intérieur* de l'église est très intéressant. Le cloître** avoisinant est classé pour les ciselures sur chaque colonne.
Astuce: La petite pizzeria au coin de la rue de la République, avec des tables à l'extérieur faisant face aux portillon ciselé de l'église, a servi à l'auteur d'excellentes salades fraiches, des plats chauds et des fruits à prix raisonnables.
Jour 8 (50 - 55 km) : Aujourd'hui vous traversez la Garonne puissante et entrez dans le pays de Dartagnan et les Mousquetaires, la terre de gens braves et passionnés qui mènent une vie épanouie (à ce qu'on dit!). On voit des affiches de taureaux et de matadors; la course de taureau prend place en juillet, août, et septembre. Après le terrain assez plat récent, vous entrerez dans un paysage de collines à perte de vue, recouvertes de champs agricoles taillés.
Si vous avez de la force, vous pourriez combiner les trois jours prochains en deux. Continuez la première journée jusqu'à Condom, puis la duxième poursuivez jusqu'à Aire-sur-l'Adour . Si vous aimez les villes charmantes, une autre possibilité serait, sur trois jours, de faire un deuxième jour court, en restant à Condom, puis faire un troisième jour long jusqu'à Aire-sur-l'Adour.
Relevez votre compteur à la sortie de Moissac. Vous pouvez : soit suivre vers l'ouest la N113 (plus rapide, avec circulation) ou d'autres routes, soit prendre le chemin de halage le long du côté sud du canal (plus joli). Toutes les possibilités se rejoignent à Auvillar.
Choix 1 : La N113 est très rapide avec une bonne surface. Mais la circulation, même si mineure sur la route large, est à grande vitesse. Pour une photo de la Garonne majestueuse juste avant Malause, faites un petit détour en tournant à gauche sur la D26 bis vers St. Nicolas, jusque sur le pont sur la Garonne et puis rétourner à la N113. À moins que la circulation soit très forte, continuez jusqu'au tournant à gauche pour Espalais, bien signalé (environ 14 -15 km). La route sans numero est assez jolie. D'Espalais, traversez la Garonne et grimpez jusqu'à Auvillar.
Si la circulation est mauvaise sur la N113, tournez à gauche sur la D15 (5k deMoissac), et de suivre celle-ci à travers St-Nicholas-de-la-Grae, sur l'autoroute jusqu'à la D12, puis à droite, en suivant la D12 jusque dans Auvillar.
Choix 2 — Le Chemin de Halage :
À moins que vraiment le temps vous manque ou que vous ayez des pneus étroits sur votre vélo, entreprenez un tronçon du chemin très joli de halage le long du canal. Au début, ça correspond au GR65, et vous pouvez rencontrer des pèlerins, lourdement chargés en route vers Compostelle. Le chemin de halage est en terre battue et en gravier. Le premier tronçon n'était pas problématique pour les pneus de 28 mm de l'auteur. En dessous du chemin de halage il y a un chemin en goudron, mais il n'a pas de vue.
II vous faut décider combien de kilomètres vous voulez continuer : si le temps est court ou vous avez des pneus de moins de 28 mm de largeur, vous devez retraverser jusqu'à la N113 où le chemin goudronné monte, tourne à droite, traverse le chemin de halage, et puis traverse un pont sur le canal ( 2.4 km à partir de Moissac). Après ce croisement, le chemin de halage devient plus rugueux et pierreux, mais suffit à peine pour un vélo avec pneus de 28 mm.
Si vous avez le temps — parce que vous allez rouler lentement — et des pneus larges, vous pouvez continuez sur le joli chemin de halage. Vous aurez des vues magnifiques sur la Garonne à votre gauche. Quittez le chemin de haulage vers le nord, si vous voulez, à km 6,2 ou km 8.6. Sinon, après avoir parcouru 8,6 km après Moissac (le fleuve se sera éloigné à votre gauche), vous passerez entre deux canaux. Après encore 1 km, au sud de Malause, tournez à gauche sur un chemin qui traverse le canal à gauche, puis tournez à droite et poursuivez le chemin sur 1,6 km. Tournez à gauche et sur une route goudronnée (panneau: « Auvillar »), et traversez Bayne jusqu'à Espalais. D'Espalais, traversez la Garonne et grimpez jusqu'à Auvillar.
La vieille ville d'Auvillar vaut la visite; tournez à gauche, traversez la Place à Couverts avec sa halle circulaire sur colonnes, puis le passage voûté de la Tour de l'Horloge. À voir aussi : l'église St-Pierre. (Gîte, camping, hôtel).
Après Auvillar, vous allez suivre le Chemin ancien; le GR65 est plus long, plus difficile, et pas entièrement praticable, même sur VTT. Quittez la ville sur la D11 vers le sud, puis tout de suite prenez à droite sur la D88 en montant jusqu'à la D953 (avec un peu de circulation), que vous suivez jusqu'au pont sur la rivière Arrats (4 km). Après le pont, c'est 1 km jusqu'à l'èglise Saint-Antoine (gîte).
Suivez la D953 généralement en montée jusqu'au village perché de Flamarens (maintenant dans le département du Gers, château en cours de restoration, jolie vue), ensuite descendez et remontez au village perché de Miradoux. Ensuite, prendre la D23 jusqu'à la N21 sur environ 2 kilomètres à Lectoure* (avec circulation et poids-lourds, mais voie d'urgence).
Lectoure* a des bastions, une vue remarquable du parc, un musée de la préhistoire, des hôtels, un gîte, des chambres d'hôte, et un camping dans la vallée. Sous la vallée, près de la gare et la route pour Condom, il y a une petite fabrique du "Bleu de Lectourne", c'est-à-dire pastel, la teinture utilisée avant l'indigo, qui vend des textiles teintés et des bijoux.Tournez à gauche sur un chemin en terre pour l'atteindre. Jusqu'au XVIIe siècle, la production de pastel apportait de grandes richesses à cette region de France, spécialement à Toulouse.
Jour 9 (59 km) : Entre Lectoure et Condom se trouvent de raides collines, les unes après les autres (comptez 500 mètres de montée au total). Les champs se succèdent. Entre Condom et Eauze, les collines sont moins raides et plus espacées. Vous remarquerez des vignobles, la plupart avec des raisins destinés à l'Armagnac.
Du bout de la rue principale de la vieille ville (le Cours d'Armagnac), tournez à gauche, et suivez des lacets en raide descente du promontoire jusqu'à la route principale vers Condom, la D7. En terrain très accidenté, poursuivez la D7 (peu de circulation une fois éloigné de Lectourne) jusqu'à la D166 (km 8), puis vers le nord suivez la D166 près de Marsolan (hôtel, gîte) jusqu'à La Romieu*. (km 15,1, hôtel, gîte, camping). "Romieu" est une déformation du mot pour pèlerin en langue Occitane, parce que les pèlerins d'origine partaient à Rome. La première église a été fondée en 1062. La Collégiale Saint-Pierre, le cloîitre, et le palais ont été bâtis en 1312 - 1318 (ouvertes à10 h —sauf 14 h le dimanche). En particulier, sont uniques et intéressantes les décorations de la tour à gauche de l'autel. Après une visite, pédalez sur la D41 jusqu'à la D931 qui mène au centre de Condom* (km 26.5).
Condom* est une grande ville très pittoresque qui vaut la peine d'un tour à pied et peut-être une nuitée. Regardez surtout la cathédrale* et les cloîtres*. Il y à un musée de l'armagnac, des hôtels, un gîte, et un camping. Puis, suivez la D15 vers Montréal. Après 6 kilomètres, ça vaut la peine d'un court détour d'un km en montant une petite colline jusqu'à Larressingle.
Larressingle est la bastide la plus petite et peut-être la plus mignonne de Francedatant du XIIIe siècle, at avec un étalage des machines de guerre du Moyen-Age et, de temps à autres, une démonstration de leur utilisation. Retournez sur vos pas à la D5. Suivez la D5 sur 6 km jusque dans Montreal-de-Gers, où se trouvent des magasins. À Montréal, le Chemin vers Compostelle dit « Le Chemin de Vézelay » rejoint le Chemin du Puy. À la descente de la colline dans Montreal, faites attention de ne pas manquer le virage dans la D29 à gauche. (Si vous allez tout droit, vous arrivez au parc avec une aire de pique-nique et une plage où vous pouvez nager dan l'etang.)
Un détour trés conseillé par l'auteur mène en 1,5 km jusqu'aux ruines d'une villa Romaine du IVe siècle, de très grande taille, avec maintes mosaïques spectaculaires et des vestiges des bains et d'un dispositif souterrain de chauffage. Pour y aller, après 100 m sur la D29, tournez à droite et montez légèrement le chemin vers Séviac. Au lieu de retourner sur vos pas, vous devez monter encore la coline par le chemin, puis prendre le premier chemin à gauche pour redescendre sur la route.
Prendre la D29 vers le sud jusqu'à la D931, tournez à gauche et (dans une circulation plus importante) continuez jusque dans Eauze. (Eauze , la capitale romaine de la région, avec un prioré et des vieilles maisons, a des hôtels, un gîte et un camping.
Jour 10 (39 km) : Aujourd'hui peut compter comme une demie-journée de repos. Le parcours jusqu'à Aire-sur-Ladour est court, les collines sont rares et la surface de la route est lisse. À toute allure vous allez traverser le paysage onduleux des vignobles et des champs de maïs.
D' Eauze, par la D931 pédalez jusqu'à Manciet et Nogaro, puis suivez la N124 to Barcelonne-du-Gers, puis prenez la D935 jusque dans Aire-sur-lÁdour.
En quittant Eauze, la circulation etait importante sur 3,5 km (voie d'urgence). Juste après Manciet vous pouvez quitter à gauche la route, et en poussant votre vélo montez une colline sur un chemin à sens unique en sens inverse ; au sommet, le chemin n'est plus à sens unique; il mène à Nogaro. Après Nogaro la circulation est assez rare jusqu'à Barcelonne-du-Gers. Juste avant Aire-sur-L'Adour vous entrez dans le département des Landes, dans la région de l'Aquitaine. Vous resterez dans l'Aquitaine jusqu'à la frontière espagnole.
Aire-sur-l'Adour est une ville commerçante de charme (hôtels, gîte, et camping). Les magasins sont pleins de marchandises de toutes sortes. Un parc avec des tables de pique-nique se trouve sur la rive droite de l'Adour.
Pour ceux qui cherchent le luxe, même durant un pèlerinage, un château-hôtel est situé à 9km vers le sud à Segos, et un spa extrêmement cher avec le restaurant de Michel Girard, connu mondialement, se trouve à Eugénie-les-Bains, un périple sur18 km par la D65.
L'hôtel L'Ahumat dans Aire-sur-l'Adour a fourni à l'auteur une chambre agréable et un diner savoureux pour un prix raisonnable.
Jour 11 (75 km) : Avec du beau temps, cette journée sera facile et belle. L'auteur vous conseille fortement de suivre le parcours ici, parce que d'autres parcours, qui peuvent sembler moins longs, rendent la route plus dure et moins jolie. En plus, ce parcours suit le GR65 et le Chemin ancien de plus près.
À moins que vous emportiez la carte IGN N° 6. « Bayonne.Mont-de Marsan » vous allez traverser environ 10 kilomètres pour lequels vous n'avez pas de carte. Ce tronçon correspond à la couverture de la carte N° 63 (Tarbes.Auch). SVP, lisez bien les deux paragraphes suivants en caractères gras, pour que vous ne ratiez pas la voie. Si vous portez un des guides avec cartes 1:50000, vous y regardez le parcours.
Grimper lentement d'Aire-sur-l'Adour par la N134, avec chaussée lisse et assez large, mais avec de la circulation. (Ou vous pouvez prendre le vieux chemin qui grimpe de la ville près du cimetière, plus raide mais avec moins de circulation jusqu'à la N134. IMPORTANT: si vous prenez le vieux chemin pour quitter Aire-sur-l'Adour, retirez 0,6 km de toutes les distances données ci-dessous.
Après 3,1 kilomètres du centre-ville, virez à droite sur la D456, (panneau: « Latrille ». La circulation sera presque nulle pour le reste de la journée. (Cette route est proche du GR65. (Si vous manquez le tournant, il y a un autre lien dans 6 km.) La D456 commence avec une descente et une remontée, mais après cette route sera essentiellement plate comme vous roulez vers le sud sur 6,8 km. Quand vous atteignez Latrille, une rue après l'église, virez à droite (si vous ratez cette rue vous retournerez à la D456). À la prochaine rue après 300 m, tournez à gauche. Après un kilomètre vous êtes encore sur votre carte n° 63, dans le coin au fond à gauche, sur le GR65 au nord de Lamenchaou.
Ne tournez pas à droite avec le GR (km 8,9) juste après Lamenchaou; contrairement à ce que disent les cartes, ce chemin n'est pas goudronné ou lisse. À la D412 (km 10,9, le numéro n'est pas indiqué sur les cartes) tournez à droite, puis à D11 (km 11,7 ) encore virez à droite, vers le nord, puis l'ouest, et poursuivez jusque dans Maramont-Sensacq (km 14, gîte, hôtel). Tournez à gauche ici, et continuez vers le sud sur la D296. (L'auteur conseille un détour à la deuxième rue à droite après Miramont-Sensacq (km 16,2), en suivant le GR65 pour quelques centaines de mètres, pour voir et photographier la borne indiquant que les pèlerins à pied ont « seulement » 953 kilomètres à faire pour atteindre Compostelle; retournez à la D296 et continuez vers le sud, comme les vèlos de route ne peuvent pas entreprendre ce tronçon du GR65. Vous commencerez maintenant à rencontrer de petites collines.
Vous entrez dans le departement des Pyrénées-Atlantique. Tournez à droite sur la D946 près de Boueilh (5,5 km de Marmont-Sensacq). Sur 9,6 km, une grande descente de 300 m prend place, suivie par des petites remontées jusqu'à Arzacq-Arraziquet. Votre emplacement se trouve maintenant sur la carte IGN N° 69, « Pau.Bayonne », en haut à droite. Arzacq a beaucoup de commerces, y compris un grand supermarché, un gîte, et un hôtel.
L'auteur conseille fortement que vous ne quittiez pas Arzacq-Arraziguet par la D946, puisque cette route est très accidentée sur une grande distance. Plutôt, prenez la D32 vers Mazerolles (vers le Chemin ancien), qui a seulement une côte raide mais courte, suivie par une longue descente, puis une longue montée sur pente modérée, suivie encore par une longue descente.
Juste quand vous entrez dans la vallée, avant Mazerolles, tournez à droite sur la D262 vers Larreule. Vous avez un choix de parcours plats, mais vous allez trouver agréable de suivre les traits rouges et blancs du GR65 à travers Uzan, Géus, et Pomps. (Avant Pomps, quand le GR traverse un champs, tournez à gauche et à droite pour rattraper le parcours du GR.) Quand le GR traverse la route principale, la D945, vous avez deux choix : (1) soit suivez la D269, 30 m à l'ouest et près du GR65, directement jusqu'à Castillon, qui vous fera grimper une côte très raide et redescendre avant de remonter; (2) soit, à droite, suivez la D945 sur 2,2 km vers l'ouest, puis tournez à gauche sur la D946 où vous ferez seulement une montée. Poursuivez la D269 jusqu'à Arthez-de-Béarn (100 mètres sur la vallèe, jolie vue, gîte, camping). Juste avant Arthez, en virant à droite sur la D233 — suivant les traits du GR, vous pouvez visiter la jolie et historique Chapelle de Caubin, avant de monter au centre-ville.
De Arthez-de-Béarn, suivez la D946 vers l'ouest, le long de la crête en montant, puis prenez à gauche sur la D275, qui descend légèrement puis rapidement. Au niveau de la Route Nationale 117, tournez à droite et continuez sur 1 kilomètre. (Pour atteindre Orthez avec gare SNCF, poursuivez sur la N117 sur encore 9 kilomètres.)
Tournez à gauche (encore la D275), traversez le pont sur l'autoroute et le Gave de Pau (fleuve) jusque dans Maslacq (hôtel, gîte).
Jour 12 (environ 61 km: Ce jour se divise en trois : Un passage lent le long des petits chemins à travers un bel arrière pay et sur des raides collines par Sauvelade jusqu'à Navarrenx; puis, un passage à moyenne vitesse à travers un joli paysage ondulant; puis un passage rapide mais moins intéressant (à moins que vous fassiez des détours) jusqu'à St-Jean-Pied-de-Port.
Quittez Maslacq par la route pour Sauvelade (la D275). Après avoir traversé une colline de moyenne taille, tournez à droite sur la D110 (km 4.4), assez plate, jusqu'à l'église de Sauvelade (km 7,0). L'église dans Sauvelade est ce qui reste d'une ancienne abbaye. Vous avez maintenant un choix de parcours: soit le parcours rapide et facile sur une colline, mais pas authentique; soit le parcours suivi par l'auteur, plus proche de ce que suivait les pèlerins anciens et le GR65, très beau, un peu plus court et nettement plus difficile.
Pour le parcours facile, suivez la D110 jusqu'à Vielleséqure sur terrain plat, puis la D111 jusqu'à Navarenx (presque 15 km de Sauvelade), en traversant une colline d'environ 130 m.).
Pour le parcours plus authentique, suivez les traits rouges et blancs du GR 65, sur les voies goudronnées. Vous rencontrerez deux grandes collines raides d'environ 130 m de hauteur; l'une d'entres elle est tellement raide que même en poussant votre vélo il vous faut fournir un grand effort. Quand vous émergez des bois à Méritein, vous pouvez choisir entre suivre la D936 jusque dans Navarrenx (13 km de Sauvelade), rapide mais avec circulation, ou suivre le GR. Navarrenx a des hôtels, un gîte, un camping, et tout commerce.
De Navarrenx, traversez le pont du Gave d'Oloron et tout de suite prenez à droite vers Castetnau-Camblong. Suivez la D115 vers l'ouest (ondulant avec des petites collines). À 7 km de Navarrenx, au croisement du GR65, vous pouvez tournerà droite et suivre celui-ci jusqu'au carrefour avec la D11 près d'Aroue; c'est plus proche du Chemin ancien. Ou simplement continuez sur la D115 jusqu'à Nabas sur la rivière Saison, puis traversez la D244, puis quand la D115 atteint la D2, tournez à gauche, et prochainement prenez à droite, encore sur la D115, que vous suivez jusqu'à Aroue.
Tournez à droite et suivez la D11 (parcours des pèlerins anciens) en montant et en descendant une succession de petites collines à travers Etcharry et d'autres villes basques jusqu'à St. Palais (environ 25- 27 km de Navarrenx). Trois Chemins de pèlerinage se rejoignent près de St Palais. La ville a des hôtels, des gîtes religieux, et un camping.
Suivez la route principale, la D933, aussi l'ancien Chemin, sur 16 km jusqu'à St Jean-Pied-de-Port. À l'heure de déjeuner, l'auteur a trouvé cette route déserte; plus tarde, la circulation est devenue un peu plus grande. La surface de la D933 est particulièrement bonne, et elle a une voie d'urgence de presqu'un mètre. Il y a plusieurs petite collines et une grande colline entre St Palais et St Jean-Pied-de Port, mais vous pouvez rouler vite. Malheurusement, le paysage le long de cette route n'est pas remarquable; cependant, en surplomb de la route il y a des villages pittoresques que vous pourriez visiter, comme Ostablat (gîte) et Larceveau (hôtels). Juste avant St Jean-Pied-de-Port, une long descente commence.
À moins que le temps vous manque, vous devez vraiment faire le petit détour nécessaire pour entrer à St Jean-Pied-de-Port par l'ancienne Porte de St-Jacques, utilisée par le Chemin historique et le GR65 actuel. Il vous faut guetter le tournant soigneusement, puisque vous serez en train de la descendre à grand vitesse. Un kilomètre après (à l'ouest de) St-Jean-le-Vieux, après que la route fasse une courbe à droite et aille vers l'ouest, freinez et guettez un tournant à gauche vers « la Magdeline » et peut-être aussi « Porte St-Jacques » et « Citadelle » ou « Caro ». Aussi, le GR65 traverse ici. Après avoir tourné à gauche vous devez tout de suite tourner à droite. Prochainement vous prenez à gauche, traversez un ruisseau, puis montez doucement. Coupez la route 401 jusqu'à la porte. Poussez votre vélo dans la ville. Si vous ratez le tournant, vous entrerez dans la ville par la rue principale. Dans ce cas, allez voir la porte à pied.
Juste à l'intérieur de la Porte St-Jacques, à droite, se trouve l'office des pèlerins, ou les passeports pèlerins sont poinçonnés et des informations et Créanciales pour l'Espagne sont données.
St-Jean-Pied-de-Port est une ville basque, à 8 km d'Espagne, pittoresque, charmante, et pleine des touristes — avec raison. L'Office de Tourisme fournit un bon plan utile pour visiter la ville à pied. Il y a maints hôtels de toutes catégories, des gîtes, des foyers religieux, et deux campings. On trouve, aussi, beaucoup de restaurants, dont un à une étoile Michelin.
En supposant que vous ne continuiez pas à Compostelle, vous pourriez arrêter votre périple à vélo ici. Un service SNCF va jusqu'à Bayonne, et de Bayonne vous pouvez retourner à Paris, par exemple, en moins de cinq heures. (Voyez la discussion dans « Informations Générales ».)
Mais si vous avez un jour de libre et de l'énergie, il y a une meilleure alternative. Prenez une journée (Jour 13) pour monter jusqu'à Roncevaux, en Espagne, et pour revenir. Puis quittez St Jean-Pied-de-Port par un train du soir, ou restez-y une deuxième nuitée.
Astuce : En montant la route principale de l'Office du Tourisme, il y a des escaliers à droite; après, tournez à droite dans une petite rue, la rue de France, qui entre dans les ramparts et monte jusqu'à la Citadelle. Sur la droite se trouve un petit restaurant qui sert de la salade, un plat simple, et de desserts, y compris une salade de fruits frai, pour un prix très raisonnable. Si ce restaurant est plein, le propriétaire avait une autre salle servant le même menu en face plus bas.
Jour 13 (aller 29 km, retour 29 km) : Aujourd'hui vous grimperez jusqu'à la belle Abbaye illustre de Roncevaux (en espagnol, Roncesvalles, en basque Orreaga), en traversant le Puerto de Ibañeta (col) à 1057 mètres. Une montée de 877 mètres sur 27 kilomètres de St Jean-Pied-de-Port mène au col, puis une petite descente raide d'un km atteint l'Abbaye. Le retour se fait par la même route.
Les VTTistes entrainés seraient tentés de prendre la haute route, la Route Napoléon (nommée ainsi parce que Napoléon l'a prise pour envahir l'Espagne. Elle traverse le Col de Bentarte à 1337 mètres une montée de St Jean-Pied-de-Port de 1157 mètres, avant de descendre au Puerto de Ibañeta et Roncevaux. La Route Napoléon est entièrement sur une crête, avec des grandes vues dans toutes les directions. Par contre, la route principale pour vélo suit la rivière, puis fait des lacets sur le versant de la montagne. Les pèlerins anciens ont utilisé les deux routes, mais ont préféré la plus haute, pour la vue et la protection contre les guet-apens.
Ceux avec vélo de route qui veulent voir la haute route peuvent rester sur une route goudronnée jusqu'à un kilomètre avant le col de Bentarte, ou le GR65 prend à droite. Ils peuvent aussi visiter le Col d'Arnosteguy, pas loin, avec des vues plongeantes en Espagne. Il est peut-être possible de descendre du col de Bentarte à pied en tenant votre vélo sans bagage et équipé de larges pneus, mais ce parcours est très raide et souvent glissant. Un jeune espagnol dans l'Office du Tourisme de Roncevaux, lui-même un cycliste, conseille fortement de ne pas le faire.
En supposant que vous alliez retourner à St Jean-Pied-de-Port, laissez votre bagage derière.
Ecoutez bien la météo. C'est possible que des tempêtes puissent vous balayer littéralement de la route. Avec une mauvaise météo, donc la possibilité de grand vent en altitude, ne partez pas.
Quittez St Jean-Pierre-de-Port vers l'ouest; la D933 tourne à gauche tout de suite. La circulation tôt le matin doit être minime. Pour la première fois en deux semaines, l'auteur a eu la compagnie de maints autres cyclistes. Sur les premiers 8 kilomètres jusqu'à la frontière espagnole, vous pédalez près de la rivière dans un paysage vert légèrement ondulé, à la pente douce et avec une bonne surface de chaussée. À la frontière, le numéro de la route change et devient la N135. Vous commencez à grimper, et ça continue sans cesse jusqu'à ce que vous arrivez au col d'Ibañeta, avec sa chapelle et son monument, à 27 km de St-Jean-Pied-de-Port. Après vous être imprégné de la vue, descendez rapidement jusqu'à Roncevaux.
Cadenassez votre vélo et visitez Roncevaux à pied. Il y a un musée avec des cadres religieux et sculptures, ouvert en été entre 11h00 et 13h30, et encore plus tard dans l'après-midi. Un hébergement est disponible dans el refugio (refuge) ou dans l'auberge de jeunesse si vous y avez droit, et il y a plusieurs restaurants.
L'église exquise de l'abbaye, consacrée en l'an 1219, est construite avec une architecture et des vitraux qui évoquent (et qui sont très influencés par) les églises gothiques d'Île-de-France. Tous les soirs prend place une messe pour pèlerins, et aussi plusieurs messes prennent place les dimanches. L'orgue joue avant, pendant et après les messes. Pour toutes informations sur Roncevaux en Français cliquez sur : http://www.roncesvalles.es/index.asp?lg=frn.
L'auteur, assis dans l'église, à été très ému par la beauté des vitraux, ainsi que par leur quantité. Ça lui a fait penser à la Sainte Chapelle à Paris, le joyau de Saint-Louis, construite deux décennies plus tard. C'était un dimanche. L'orgue jouait avec un ton fabuleux, pendant que les vitraux miroitaient dans le soleil de midi. La messe commençait. Quelle expérience magnifique pour terminer un voyage, un pèlerinage, sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
********
Après :
Pour retourner à St Jean-Pied-de-Port, grimpez jusqu'au col d'Ibañeta, et delectez-vous de la longue descente !
Si vous allez continuer le long du Camino de Santiago en Espagne vers Compostelle, une descente de 47 kilomètres vous emportera jusqu'à Pampalona/ Irunea (Pampelune). Si vous ne l'avez pas encore fait, s.v.p lisez la rubrique dans les Informations Générales sur le Chemin en Espagne. L'Office du Tourisme à Roncevaux pourra vous donner beaucoup d'aide. Buen Viaje !
Prolongements en France :
Si vous projetez de poursuivre en France votre voyage à vélo, voici comment atteindre la Côte Basque ou les Landes : Pour n'importe quel itinéraire, suivez la D918 vers le nord le long de la Nive. Il y a une voie d'urgence lisse et large d'environ un mètre sur la plus grande partie de cette route. La circulation n'est pas forte jusqu'a 9h30, donc partez tôt. Sur les premiers 25 km, vous êtes toujours en légère descente. Puis il y a deux collines près de Louhossoa et Cambo-les-Bains.
Pour Biarritz, l'auteur conseille le parcours suivant : Restez sur la route principale (maintenant la D932) jusqu'à Ustaritz. Puis,(ves km 39.5) tournez à gauche sur la D250 à la montée, en passant à côte du village de Etchetokoborda jusqu'à la D3. Tournez à droite, et suivez-la jusqu'à Arcangues et Bassussarry. D'ici, tournez à gauche sur la D254, qui mène en descendant à la gare de Biarritz, d'où vous pouvez suivre la D910 (large, avec circulation modérée) jusque dans le centre de Biarritz (au total environ 61 km ).
Pour atteindre St-Jean-de-Luz, au grand carrefour (km 32 -33) près de Cambo-les-Bains , tournez à gauche, encore sur la D918, et suivez-la sur 28 kilomètres (au total environ 60 km).
Pour Bayonne, traversez Cambo-les-Bains et la Nive (vers km 33), par petite route grimpez 300 m vers le nord, et prenez la D22 (vers km 37), la Route Impériale des Cimes, accidentée. Prenez à droite à St-Pierre jusqu'à l'Ardour. Puis suivez, à gauche, la D261 jusqu'à la gare de Bayonne (vers km 52). Une alternative, moins belle mais plus facile, sera de quitter la D932 à Ustaritz, de traverser la Nive, et de suivre la D 137 (puis peut-être la D131) jusqu'á St-Pierre. Quand la route tourne à gauche pour contourner St-Pierre, plutôt tournez à droite (sur le chemin de la Cale) pour atteindre la Route des Cimes. Tournez à gauche, et au rond-point continuez tout droit vers le nord pour descendre jusqu'à l'Adour et Bayonne, comme ci-dessus (vers 53 km).
Pour visiter les Landes (carte IGN N° 62 « Bayonne—Mont-de-Marsan »), sans prendre le train, de Cambo-les-Bains suivez la D10, puis D22 (avec une montée de 300 mètres) jusqu'à Hasparren. Ensuite suivez la D10 vers le nord-est jusqu'à La Bastide-Clairence, puis la D123 jusqu'à Urt (vers 51 km —ou suivez une autre route de Hasparren à Urt si vous voulez). Traversez l'Adour, puis St-Barthélemy, puis suivez la D154 vers le nord à travers St-André-de-Seignanx, et la D54 vers Haurie. Finalement, suivez la D366 jusqu'à la mer à Capbreton (au total environ 90 km).
|